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 Tu ne devais faire que passer

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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Tu ne devais faire que passer    Dim 13 Mar - 14:00

Les garçons qui rougissaient étaient mignons. Pour Jarod, il s’agissait là d’une sorte de loi universelle, même s’il n’appréciait pas tout le temps ce genre de personnes. Parfois, il recherchait au contraire les hommes bien bâtis et avec un fort caractère. Cependant, pour ce soir, il avait eu sa dose d’homme viril. D’une certaine manière, on pouvait donc dire que la chance commençait enfin à sourire envers Toshi malgré un début de soirée plutôt accablant.
En tout cas, le Japonais comprenait parfaitement que l’étudiant ne souhaitait pas le voir s’installer dans son appartement. C’était le problème quand on voulait se montrer gentil, certains finissaient rapidement par abuser. Puisque ce point était parfaitement régler, autant prendre le chemin vers l’appartement.

La bonne poire qu’était Toshi montrait quand même son bon fond en précisant qu’il était prêt à rendre la pareille. La situation de Jarod, mannequin qui n’avait pas encore atteint les sommets et dont le compte en banque se garnissait de plus en plus, faisait que cette proposition avait quelque chose de vaguement ridicule tant justement les situations du Japonais et de l’Américain étaient éloignés.
On pouvait cependant noter que malgré le côté superficiel et assoiffé de plaisirs peu catholiques, le mannequin restait simple et n’avait jamais pris la grosse tête. Il marmonna vaguement quelque chose pour dire que ce n’était pas la peine de se montrer reconnaissant, mais il ne se présenta pas comme un mannequin travaillant dans une grande agence. Le Japonais était peut-être une bonne poire mais Jarod n’avait aucune intention de l’humilier ou de le faire se sentir mal à l’aise.

"Pas excessivement loin" répondit l’étudiant supposé quand Toshi demanda le chemin qu’il fallait prendre. Nul besoin de taxi ou de bus, vingt minutes d’une marche décontractée suffirait.

En tout cas, Jarod se montrait à présent beaucoup plus sociable. Puisqu’il avait pris le parti d’aider le garçon à passer la nuit, autant briser le silence que l’Américain abhorrait par ailleurs. Il s’agissait cependant d’une conversation plutôt creuse pour le moment, dans laquelle le mannequin chercha à savoir dans à peu près quel quartier le Japonais habitait et s’il n’avait pas de famille à Lithium. Paraissant surpris de sa situation et de ses traits on ne peut plus jeunes, il finit par laisser tomber :

"Mais au fait, t’as quel âge ?"

C’était à peu près à ce moment-là qu’ils arrivèrent dans le quartier de Jarod. Le bâtiment haut de trois étages au toit plat les attendait. Prenant l’escalier extérieur en bois pour atteindre directement le deuxième étage, l’Américain sortit son trousseau de clefs pour ouvrir et monter les escaliers qui menaient au troisième étage. Dans la petite entrée où commençaient à s’entasser pèle-mêle différentes paires de chaussures, Jarod et Toshi croisèrent un troisième jeune homme qui devait être à peine plus vieux que l’Américain. Il était visiblement sur le départ.

"Hey, Steve ! Tu pars ?
- C’est mon vieux. Y fait chier, yé encore malade. Franchement, t’as vu l’heure ?"


Steve, apparemment un des deux colocataires de Jarod, jeta à peine un regard à Toshi et lui fit un vague signe de tête. Il était habitué à ce que le mannequin ramenât de temps à autre des inconnus qui ne faisaient que passer. Lui-même faisait pareil. Jarod ne fit même pas les présentations tant le Japonais justement semblait n’être qu’une "pièce rapportée".
L’appartement était assez spacieux mais le ménage rarement fait. On quitta l’entrée pour suivre le couloir sur la gauche qui menait à un grand salon, et en continuant en biais sur la gauche, on arrivait à la cuisine. L’étudiant désigna une chaise et la table où le garçon pouvait s’asseoir, puis il ouvrit le frigo en soupirant.

"Alors... Ouais... C’que j’ai à te proposer, c’est du yaourt avec des céréales... Ça te convient ? De toute manière, y'a pas grand chose d'autre..."

Jarod sortit un gros pot de yaourt puis ouvrit un placard où il prit un grand bol et un paquet de céréales d’une marque bien connue. Posant le tout sur la table avec une cuillère à soupe, l’Américain laissa le Japonais se servir lui-même.

"Faut vraiment que j’prenne une douche, là... J’te laisse, ressers-toi tant qu’tu veux, ça m’gêne pas. Pis après, tu pourras prendre une douche aussi si tu veux."


Toshi Moko :


Un garçon tout à fait normal se contenterai de suivre le jeune homme et continuer de parler normalement. Mais Toshi n'était pas vraiment comme les autres. Il marchait à travers les rues et observant tout ce qui l'entourait avec beaucoup de curiosité et parfois de l'émerveillement. Trouvant que la ville était un joyeux bordel plein de surprise. Il n'avait pas encore eut l'occasion de vraiment la visiter, à chaque fois il se perdait et cherchait son chemin, ça ne lui permettait pas vraiment de s'intéresser à la ville. Encore moins la nuit.

"J'ai 18 ans. Mais généralement on m'en donne plutôt 16. ça me fait plaisir parfois. Mais j'avoue que ça me gêne un peu, des fois on me traite comme un enfant."

Pas étonnant, à vrai dire, il était comme un enfant dans cette ville et dans la vie. Il ne savait quasiment que la moitié de ce qu'il devrait savoir à son âge. Et il était curieux de tout. De plus sa conception de la vie était très puérile, à croire que tout le monde était gentil au fond. Mais il savait au fond de lui que la vie lui réservait des surprises qui allaient lui faire changer d'optique.

Toshi poursuivit la conversation, essayant de se rendre le plus intéressant possible. Ses paroles étaient ponctués de sourire et parfois de rire, évitant au maximum de parler de son passé désastreux. S'il devait en parler, il ne parlait que de son père.
Ils continuèrent à parler ainsi jusqu'à arriver devant le bâtiment où habitait l'américain. Il n'arrivait pas à bien détailler le bâtiment, mais ce qu'il arrivait à apercevoir par la faible clarté des réverbères lui plaisait déjà beaucoup. Il grimpa les marches et suivit Jarod dans les nombreux couloirs, espérant ne pas l'y perdre.
Trop prit dans sa contemplation, il n'eût pas le temps de calculer l'homme qu'ils rencontrèrent sur la route. il le salua poliment et suivit Jarod.

"Qui était-ce?"

Arrivant ensuite dans l'appartement, il prit soin de bien regarder chaque pièce avec toute la curiosité dont il était doté.

"Ouah! Quelle chance tu as! Un appartement pour toi, c'est un rêve!"

Se rappelant qu'il était censé en avoir un, il rougit devant ce détail. Il n'avait pas forcément envie qu'on découvre qu'il vivait dans un squat. Il resta debout et s'adossa à un mur sans oser toucher à quelque chose. Il le vit lui tendre le yaourt et les céréales et il s'installa à table.

"C'est gentil merci."

Commençant à manger, ne se plaignant en aucun cas de ce qu'il avait à lui proposer, il porta une première cuiller à sa bouche. Un vrai délice pour lui qui ne se contentait que de la nourriture la moins saine au possible. Ça le mit d'une plus belle humeur encore, quoi de mieux qu'un estomac bien remplit pour satisfaire la bonne humeur?

Il lui sourit ensuite de nouveau. Une douche! oui quelle bonne idée, il en avait bien besoin. Son squat n'avait que de l'eau froide, pour la toilette c'était pas le luxe. mais il avait l'occasion de se doucher avec de l'eau chaude! Youpi oura! son sourire s'agrandit de nouveau à cette pensée et il hocha la tête, du yaourt glissant sur ses lèvres. La bouche pleine, il n'osait pas l'ouvrir pour le remercier de tout ça.


Dernière édition par Jarod Raleigh le Dim 13 Mar - 14:08, édité 1 fois
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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Dim 13 Mar - 14:03

En même temps, comment ne pas avoir la tentation de traiter comme un enfant un jeune qui se perdait et qui avait visiblement la mauvaise habitude de croire un peu trop ce qu’on lui racontait, d’être naïf, et de se lancer dans des directions indiquées par un clochard alcoolique ?
Jarod avait cependant horreur qu’on lui dît quoi faire. Il aimait beaucoup trop son indépendance pour supporter les critiques, dussent-elles être faites pour son propre bien. Ainsi, s’il trouvait Toshi plutôt attendrissant et attirant, il ne fit pas de remarque sur son côté un peu trop gamin.

Cependant, quand le Japonais questionna l’étudiant supposé sur le fameux Steve, le mannequin eut un petit temps de latence comme s’il ne comprit pas tout de suite qui son "invité" mentionnait.

"Oh... Mon coloc’..."

Même pour la réponse il ne donnait pas de nom. À quoi bon de toute manière ? Ce n’était pas comme si Toshi allait être revu de manière courante. Jarod liait peu d’amitié, sauf à part avec quelques personnes qui étaient de la même trempe que lui. Autant dire qu’il n’avait probablement aucun ami au sens profond du terme, les uns et les autres étant au final tous plutôt égoïstes. Même l’Américain l’était d’une certaine manière. S’il avait ramené le Japonais, c’était plus par pitié que par réelle envie de bien faire, encore que cette pitié commençait à être remplacé par un sentiment pas forcément plus positif pour Toshi.
D’ailleurs, dans la cuisine, Jarod observa un peu plus le garçon pendant qu’il commençait à manger, après avoir levé la main pour montrer qu’aucun remerciement n’était nécessaire une fois de plus. On ne pouvait pas franchement dire que le mannequin lui donnait une vraie nourriture mais vu qu’aucun dans l’appartement n’était un grand cuisinier. Tiens, il y avait peut-être encore quelques conserves dans le garde-manger. Cependant, pour être honnête, Jarod ne se sentait pas la force au milieu de la nuit de se mettre à préparer cela.

Laissant Toshi seul dans la cuisine, l’étudiant se rendit dans la salle de bain et laissa tomber ses vêtements par terre avant de prendre une douche rapide, pour qu’il put enfin se débarrasser de cette mauvaise sensation qui continuait de lui tirer un peu le visage. Cependant, il ne resta pas longtemps sous le jet d’eau. Moins de cinq minutes plus tard, il sortait déjà de la baignoire, laissant l’eau dégouliner sur le sol sans y prêter attention pour se saisir de sa serviette. Il s’essuya rapidement puis ouvrit la porte de la salle de bain et y glissa la tête. Personne. Son deuxième colocataire devait dormir, et le Japonais était probablement encore dans la cuisine. En quelques enjambées, il sépara la distance entre la salle de bain et sa chambre en étant pratiquement nu.
Vêtu d’un pantalon de jogging gris et d’un T-Shirt blanc, Jarod refit son apparition dans la cuisine. Ses cheveux encore humide lui collait sur la moitié du visage et il avait apparemment un peu de mal à s’en défaire. S’asseyant en face de Toshi, il regarda le Japonais avec un regard beaucoup plus intéressé et souriant maintenant qu’il avait pris une bonne douche et se sentait un autre homme.

"Ça te va ? Je suis désolé de n’avoir rien d’autres... Tu peux aller prendre ta douche si tu veux. Fais pas attention au désordre."

Jarod savait que ses vêtements trainaient encore sur le sol, et ce sans parler des flaques en formation. Et encore ! Toshi n’avait pas encore vu la chambre du mannequin.

"Hum... Par contre, on a pas de lit supplémentaire ici... Et... le canapé n’est pas très confortable pour passer la nuit... Mais si tu veux, tu peux venir dans mon lit..."


Toshi Moko :


Le rouquin ne mangeait pas excessivement et n'était vraiment pas difficile. Portant cuiller après cuiller dans sa bouche, il observait la pièce en silence. Il sentait le yaourt lui glisser fondre sur sa langue et glisser dans sa gorge agréablement. C'était une chance pour lui de se retrouver ici.

"Ne t'en fais pas, ça me convient parfaitement merci beaucoup"

Toshi lui sourit, mais cette fois son sourire se fit bien plus charmeur, allez savoir pourquoi. Jarod lui plaisait de plus en plus. Il ne faisait absolument pas attention au désordre qui les entouraient. Une fois Jarod partit dans la salle de bain, le rouquin laissa son esprit vagabonder pendant qu'il portait une énième cuiller de yaourt dans sa bouche. l'Américain était-il aussi bien fait qu'il le paraissait? Pendant un instant il fut tenté de satisfaire sa curiosité et d'aller voir de lui même discrètement sans qu'il ne l'aperçoive. Mais il n'eût pas vraiment le temps. Jarod revint aussitôt. Il avait à peine eût le temps d'imaginer les gouttes d'eau glisser sur son corps dont il voulait se faire une image. Toshi posa les yeux sur lui et un sourire intérieur le prit. Oui, l'américain était bien fait, il pouvait le voir à demi nu face à lui, et oui il pouvait dire que la vue lui plaisait. Restait à savoir ce qu'il y avait plus au sud, mais ça il s'interdisait de se l'imaginer pour l'instant.

"Oui ne vous en faîtes pas ça ne me dérange pas de ne pas dormir seul. Et puis ça fait longtemps que je n'ai pas dormi dans un vrai lit."

Rougissant légèrement et finissant enfin son bol dont il s'appliquait à essuyer avec le doigt le reste de crème, il se leva ensuite pour demander à Jarod quelques serviette pour sa douche. Il lui demanda ensuite comment sa douche et son système de réglage marchait avant de le remercier d'un signe de tête. Il se déshabilla ensuite sans se soucier de savoir si Jarod était encore là ou non. Dévoilant les muscles de son dos qui roulaient sous sa peau clair et laiteuse, son torse fin et bien formé. Son pendentif toujours autour du cou, il ne l'enlevait jamais, même pour la toilette, il fallait qu'il l'ait autour du cou. Il détacha ensuite son pantalon et le laissa glisser le long de ses jambes, il laissa le vêtement au sol pour l'instant et partit allumer l'eau. Une fois dans la douche, il y resta un bon moment, à profiter de la chaleur qui envahissait la pièce, de la buée se formant sur les vitres. Il soupirait d'aise et se couvrir de savon, c'était un moment vraiment agréable. si seulement il pouvait avoir un chez lui avec une douche, ou mieux encore, une baignoire! Mais là encore il fallait à tout prix qu'il se trouve un job. Dès demain, il s'y mettrait à fond dans ses recherches, dans l'espoir de pouvoir enfin se payer la vie dont il rêvait. Il sortit, entourant une serviette autour de ses hanches et s'essuya les cheveux en les essorant bien. Il secoua ensuite sa tête, sa tignasse tousse se séparant en une multitude de petites mèches presque brune qui lui donnaient un air bien plus sauvage. Il sortit de la salle de bain.

"Est ce que tu aurais un t-shirt, ou un pyjama à me prêter?"

Lui demanda-t-il avec un sourire. Il se sentait bien mieux dans sa tête et dans son corps. Rien de tel qu'une bonne douche bien chaude pour se détendre.
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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Dim 13 Mar - 14:05

Les regards étaient le premier moyen de mesurer une attraction réciproque, bien que certains regards pouvaient être trompeurs et mener à des incompréhensions. Cela arrivait peu à Jarod, habitué de ce genre d’exercices, mais il restait qu’il lui arrivait de confondre un regard ou une expression. Il suffisait simplement d’être prudent et de lancer d’autres signes discrets, comme soutenir toujours les regards et répondre constamment aux sourires quand on était intéressé.
De fait, le mannequin quittait à présent rarement Toshi des yeux, son regard ne se baissant parfois que pour regarder le haut de son torse et le peu qu’il pouvait en voir avec les vêtements. Il avait noté que le Japonais paraissait aussi ragaillardi et il lui semblait bien que quelques regards s’étaient égarés ailleurs que sur son visage. Son invité le trouvait-il à son goût, et était-il aussi du genre à ne pas hésiter à profiter des petits plaisirs de la vie quand l’occasion se présentait ? Dans les souterrains, Jarod aurait pu en douter mais peut-être que Toshi réagissait tout simplement au contexte.

Se levant pour emmener le garçon dans la salle de bain, il laissa passer ce dernier devant lui et en profita pour détailler sans honte le corps qui lui faisait face, baissant les yeux pour regarder une partie de l’anatomie dans laquelle il s’aventurait trop peu. Oui... Inverser les positions, pour une fois... Profiter de ce plaisir complètement différent mais tout aussi grisant que de prendre le corps d’un autre. Et puis, à voir l’attitude du Japonais, ce ne serait sûrement pas quelque chose de violent... Plutôt une espèce de tendresse qu’ils se donneraient mutuellement. Une tendresse dénuée de sentiment.

Une fois dans la salle de bain, l’Américain sortit une grande serviette propre et présenta tout le nécessaire pour une bonne douche, avant de quitter la pièce. Au dernier moment, il se retourna pour lancer un dernier regard à Toshi. Il ne souhaitait pas le mater tout de suite, refusant de se montrer direct, surtout qu’il était encore peu sûr des réelles envies de son invité. Ce petit moment lui suffit cependant pour découvrir le dos nu du Japonais et deviner une peau douce sur laquelle il aimerait bien promener ses mains.
Hum... Est-ce que les Japonais étaient différents des Américains quand ils s’envoyaient en l’air ? Cette question fit naitre un petit sourire plutôt pervers sur les lèvres de Jarod alors qu’il retournait dans sa chambre.

L’endroit était fidèle à lui-même : bordélique. Des affaires, des vêtements, une assiette et des couverts trainaient ça et là sur le sol. Néanmoins, le mannequin se sentit assez motivé pour faire un effort : il retapa les draps du lit et le fit complètement, remontant la couette pour donner au tout un aspect plus présentable.
En attendant que Toshi finît sa douche, le mannequin brancha son ordinateur pour consulter ses courriels et jeter un coup d’oeil à son Facebook, en profitant pour modifier son statut en "Vai-je gouter à la bouffe asiatik lol ?"
Il en était encore à surfer plutôt nonchalamment quand le Japonais reparut, une serviette autour de la taille, quelques gouttes retombant sur ses épaules puis son torse après avoir quitté la tignasse rouquine. Jarod laissa un instant trainer son regard sur le torse de Toshi, avant de se relever :

"Euh, oui... Je vais te trouver ça..."

S’approchant d’une armoire, il se mit à farfouiller entre deux piles de vêtements et extirpa finalement un T-shirt et un short de jogging. Se retournant vers le Japonais, il tendit le bras qui tenait les vêtements, tout en restant à une certaine distance du garçon, ce qui forcerait ce dernier à s’approcher un peu plus.

"Tiens, voilà... J’imagine... que tu as un peu froid..."

Le mannequin annonça cela avec un léger sourire en coin, ses yeux verts ancrés dans ceux de Toshi avec un petit air de délice.


Toshi Moko :


Cette attirance, il la sentait. En tout cas son attirance pour ce garçon dont il ne savait vraiment rien. Quelque chose lui plaisait en lui, quelque chose de purement physique. Il regarda Jarod et posa les yeux sur son sourire. Il le reconnaissait ce sourire. Surement avait il les même envies que lui mais il n'avait pas envie de le brusquer.
Toshi aimait beaucoup le jeu de la séduction et du chat et de la souris, mais qui sait, peut être se faisait il trop d'idées et que Jarod n'était au final pas intéressé.
Toshi pénétra dans la chambre, détaillant le fouillis que l'américain s'était efforcé de rendre au mieux présentable. Ses yeux se posèrent sur le t-shirt tendu. Répondant à son sourire par un autre et un regard presque provocateur, il prit le t-shirt en caressant sa main, faisant mine de ne pas avoir fait exprès.

"Merci beaucoup".

Il enfila le tissu qui par endroit lui collait à la peau à cause de l'eau qui y trainait encore et s'assied sur le lit. Il était confortable, et même s'il avait été un peu dur, il ne s'en serait pas plaint. Après tout ce qui lui servait de matelas à lui était une grande serviette qui l'empêchait de s'allonger sur un sol vieux et poussiéreux.

Il prit ensuite le short en recommençant le même geste pour lui prendre de la main et détacha doucement sa serviette pour enfiler le tissu. L'observant du coin de l'oeil pour voir s'il le regardait à ce moment là, il sourit. Depuis un bon moment déjà il avait sentit le regard du mannequin l'observer et le détailler sans un mot. Le japonais se dit que c'était déjà un bon signe.
Parce qu'il fallait être clair, l'américain lui plaisait. Ce qui pouvait paraître étonnant c'est son envie de sexe alors qu'il a été subis de plusieurs viols plus jeune. Il faut dire qu'il avait fini par s'habituer, et l'homme avait été assez doué pour lui faire aimer ça. S'il se passait quoi que ce soit avec l'américain, ce serait sa première expérience avec un autre que l'homme qui l'avait retenu prisonnier. Il avait envie d'essayer, envie de découvrir de nouvelles sensations. La douceur, la sauvagerie, la passion, découvrir de nouveaux amants. Il demanderait plus tard à Jarod s'il existait des lieux de rencontre. Réalisant ses pensées, il se dit qu'au final, il était libre, alors autant en profiter pour faire quelques bêtises.

"Dis, tout à l'heure, là ou tu m'as trouvé, tu étais là-bas parce que tu venais de...hum, enfin de faire comme les hommes qu'on a vu un peu après? "

Il n'avait pas osé posé la question, pour lui c'était évident, mais il ne trouvait rien d'autre à dire, et il était curieux de savoir s'il était aussi libéré sur la chose qu'il le pensait.

"Est-ce que c'est le seul endroit où on peut rencontrer des gens pour ce genre de chose? Si on a juste envie de se faire des amis ou de pas choisir n'importe qui pour ça, est-ce qu'il y a des endroits pour ça?"

Toshi était curieux, certes, mais il ne savait rien de l'Amérique. Au japon il n'avait pas le droit de trainer dans les bars et dans les boîtes de nuit dont il ne connaissait même pas l'existence. Il ne connaissait que les vieilles rues, les magasins et les place de marché ou il faisait ses maigres courses avec son père. Il ne savait même pas si les marchés existaient à Lithium.
Et si Jarod lui disait que cela existait, il ne savait pas s'il arriverait à trouver, il n'avait pas le sens de l'orientation, et plus question de demander son chemin à qui que ce soit.
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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Dim 13 Mar - 14:07

Le mannequin aimait aussi cette petite atmosphère instable où l’on en était encore à se questionner sur les véritables envies de l’autre, où l’on restait encore à la quête du moindre petit détail qui pouvait avoir une importance capitale en révélant justement les véritables envies de la personne qui vous faisait face... Comme cette fugitive caresse sur la main qui tendait un vêtement. Le sourire de Jarod s’agrandit un peu plus en sentant cela, et le regard que lui lançait à présent le Japonais laissait aussi peu de doutes.
Rien n’était joué encore pour le moment, et l’étudiant n’avait pas envie de tout gâcher en se jetant sur le garçon. Toshi ne s’en serait peut-être pas plaint, mais l’Américain avait vraiment envie d’un acte qui pour une fois serait une sorte de douceur, et non pas une course à l’éjaculation vite fait mal fait.

Une nouvelle caresse alors que cet invité prenait le short avant de l’enfiler devant Jarod sans grande pudeur. Le T-shirt porté cachait quand même le plus important mais il restait que Toshi avait été techniquement nu devant le mannequin. Et ce dernier savait aussi que sa petite trouvaille des souterrains le regardait discrètement pour s’assurer que lui-même le matait. Rien n’était joué, vraiment ?
Jarod vint s’asseoir juste à côté du Japonais, en laissant une distance toute minimale entre eux. Leurs deux jambes n’étaient séparées que d’un malheureux centimètre et il suffirait du moindre mouvement pour rechercher le contact. L’étudiant supposé tourna la tête vers Toshi et son sourire devint plus ou moins moqueur à la première question.

Nous y étions. Le garçon abordait une nouvelle fois le sujet avec une espèce de curiosité que Jarod jugeait comme une espèce d’envie qui tiraillait Toshi de faire la même chose sans vraiment l’oser. Bah, c’était sûrement dû à son plus jeune âge comparé au mannequin. Lui, il avait commencé assez tôt, même si à dix-huit ans, il tâtonnait encore pour trouver sa place dans ce genre d’endroits.
L’Américain se contenta de répondre un vague "hmmhmm" d’approbation, son regard s’allumant définitivement lorsque le Japonais embraya sur les endroits que l’on pouvait fréquenter pour trouver un petit partenaire sans histoire.

"Non, ce n’est pas le seul lieu de rencontre... Mais c’est vrai que celui-ci est plutôt... violent. Mais il y a aussi différents endroits comme des places, des bars ou des clubs. Si quelqu’un a envie de trouver une personne pour s’envoyer en l’air sans histoire mais d’une manière un peu plus... hum... "normale", y’a une place ou deux en ville où tu peux t’asseoir sur un banc seul et attendre un peu. Et si tu veux rencontrer des amis où être un peu plus sélectifs, il y a des établissements, mais il faut faire attention... Dans certains, c’est un peu comme dans les souterrains : si tu y vas, c’est que vraiment tu cherches quelque chose de précis et tu ne dois pas t’attendre à beaucoup de... tendresse. D’autres bars en revanche sont plus calmes..."

Jarod aurait pu ouvrir une agence de voyage des coins chauds de Lithium. À l’heure d’internet où il suffisait aussi de laisser une petite annonce random pour indiquer où et quand on se trouverait, l’Américain connaissait aussi tous les bons coins où l’on pouvait se rendre si l’on n’avait pas Internet.
Il restait que les propos de Toshi révélait chez le jeune garçon des envies plutôt coquines... Et c’était sans mentionner cette érection qu’il avait pu sentir dans le parc tout à l’heure. À ce moment-là, encore sali par son précédent coup, Jarod n’avait pas voulu réagir... Mais à présent qu’il avait pris une bonne douche, il se sentait prêt pour... remettre le couvert. Il rompit donc le faible écart entre lui et le Japonais, passant même son bras gauche autour des épaules de Toshi.

"Pourquoi cette question...?" demanda le mannequin avec un sourire enjôleur.

Sa main droite remonta pour se poser sur le torse du Japonais dans une faible caresse qui débutait.

"Tu as envie d’essayer...?"


Toshi Moko :


Toshi avait bien vu que l'américain avait remarqué son intérêt pour lui. Il lui sourit d'autant plus en apprenant qu'il existait bel et bien des endroits où il pouvait faire des rencontres. Ça serait évidemment pas des endroits où il serait très à l'aise avec les gens, mais il voulait essayer, peut être qu'il arriverait à s'affirmer...au pire il partirait si vraiment il ne se sentait pas à l'aise. Qui sait peut être qu'il demanderait à Jarod de l'accompagner juste pour l'aider à s'intégrer.

"Ah bon il faut bien les choisir alors. Oh ! "

Une idée lui vint soudainement, peut être pouvait il demander un travail en tant que serveur ou autre. Mais oui! Il commencerait donc par chercher par là, ainsi dans ce genre de travail il pourrait faire des rencontres et avoir la vie dont il rêve.
C'est avec un grand sourire qu'il se tourna de nouveau vers Jarod.

"hihi désolé j'ai eu une idée tout d'un coup. Peut être que je pourrai travailler là-bas si c'est possible. Je sais pas trop comment ça marche."

il regarda la main posé à côté de lui. Jarod n'était qu'à quelques centimètres de lui, cela le fit rougir. Il se sentait très attiré par ce garçon, et un combat intérieur s'engagea en lui pour savoir s'il faisait le premier pas ou non. Mais Toshi était bien trop timide. Il avait trop peur de se faire rejeter. Il plongea ses yeux dans les siens en l'écoutant attentivement...enfin non, il l'écoutait pas vraiment, il était trop occupé à fixer ses lèvres bouger. Il humidifia discrètement les siennes et le vit franchir le maigre écart entre eux en passant son bras autour de lui. Il se mit à rougir bêtement et à bégayer comme une pucelle.

"euh ...pour rien...enfin...je me demandais juste...c...c'était...de la curiosité..."

Il se racla légèrement la gorge et sentit quelque chose sur son torse tendit qu'il essayait de ne pas croiser son regard. Il baissa les yeux et remarqua la main sur son torse. Les derniers mots de Jarod résonnèrent dans sa tête. Il leva enfin les yeux pour croiser le sien, son coeur manqua un battement. Le souffle de l'américain caressa ses lèvres entrouvertes tandis que sa propre respiration s'accélérait. Timidement, il posa sa main sur la sienne et avança son visage de manière à lui aussi franchir les maigres centimètres qui séparaient leur lèvres. Exerçant une douce pression sur ses lèvres pleine, il se décolla quelques secondes plus tard, rouge comme une tomate.

"D...désolé...c'est juste que...enfin oui ...j'aimerai bien oui..."

Il espérait ne pas s'être mépris sur les intentions de l'américain, avec un peu de chance il le rejetterait pas trop méchamment. Au pire des cas il serait encore dehors.


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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Dim 13 Mar - 14:10

Toshi avait visiblement envie de rencontrer plusieurs personnes pour combler un manque dans sa vie. C'était parfaitement rassurant pour Jarod qui y voyait l'assurance que le Japonais ne serait pas une de ces personnes qui finissaient par s'attacher à vous et vous tenir la jambe constamment. Depuis le début, l'Américain s'était montré très clair dans les limites à ne pas dépasser et le garçon ne cherchait pas à les dépasser justement.
Voilà ce qui l'amenait à proposer à Toshi un petit moment de... détente. Peut-être que le Japonais ne s'était pas rendu compte aussi de son comportement et de tous ces petits signes qu'il envoyait. Peut-être ne comprendrait-il pas pourquoi soudainement le mannequin se montrait si proche. Jarod avait déjà rencontré ce genre de personnes un peu trop « innocentes ». Elles étaient du genre frustrantes, surtout pour l'étudiant supposé qui malgré tout ne forçait jamais personne.

Cependant, le mannequin ne s'était pas trompé et un léger baiser vint confirmer une attirance physique réciproque. Jarod craquait pour ce côté timide et un peu coincé de Toshi. Il donnait envie de le prendre dans ses bras. Depuis combien de temps l'Américain ne s'était pas laissé aller à une partie de jambes en l'air dans le registre « tendre et doux »? Cependant, à la décharge de ses partenaires, il fallait reconnaître que savoir que l'on n'était plus les bienvenus dès que le jeu de la bête à deux dos était terminé n'invitait pas à la tendresse et à la douceur.

« Moi aussi... T'es vraiment trop craquant... » répondit Jarod en gardant son sourire et en posant une nouvelle fois ses lèvres sur celles du Japonais.

D'habitude, il n'aimait pas embrasser. C'était beaucoup trop personnel. Le mannequin pouvait accepter tout un tas de pratiques plus perverses les unes que les autres, mais il refusait souvent d'embrasser. Cependant, avec Toshi, c'était un peu plus différent. Il avait un visage et un sourire qui avaient le don de simplement vous donner envie de lui. Et puis, il y avait aussi probablement un attrait plutôt exotique, avec l'envie d'embrasser un Japonais, tout simplement. Bah, de toute manière, ça ne changerait rien à la suite du programme. Demain matin, il partirait malgré tout.
Jarod appuya sur le torse du garçon pour qu'il se laissât allonger sur le lit, l'Américain venant immédiatement se mettre par dessus lui à califourchon, promenant alors ses mains sur le T-shirt qu'il lui avait prêté.

Il continuait de sourire et se contentait de simples caresses comme pour anesthésier complètement l'esprit du Japonais qui se laisserait ensuite totalement faire. Pour une fois qu'il restait aux commandes, le mannequin avait vraiment envie d'en profiter. Cependant, il s'arrêta un peu subitement en lançant un regard qui pouvait passer pour de l'inquiétude :

« Hey... C'est pas ta première fois, hein ? »

Jarod en doutait quand même, avec la réaction que Toshi avait eu dans le parc et aussi les regards qu'il lui avait lancés. Un puceau ne se montrerait pas aussi direct et le Japonais devait quand même se douter que se changer devant l'Américain ou le regarder de telle ou telle manière pouvait être mal interprété. Néanmoins, on en revenait au fait que le mannequin avait quand même croisé des « innocents » inconscients de ce qu'ils pouvaient faire naître chez les autres.
Toshi avait accepté trop rapidement une partie de jambes en l'air pour quelqu'un qui serait encore vierge, sans compter qu'il savait pertinemment que c'était un truc sans lendemain.
Toutefois, c'était important pour Jarod d'avoir une confirmation claire.

On pouvait dire ce qu'on voulait de la salope... Il avait conscience de sa vie. Il l'assumait pleinement. Seulement, même lui trouvait qu'il y avait certaines choses qui se respectaient, comme la virginité par exemple. Et ça le ferait chier qu'un puceau perdît quand même quelque chose de précieux pour une histoire sans lendemain. Pour du sexe et rien que du sexe.

Toshi Moko :

La réponse de Jarod le fit rougir de nouveau. Il ne se doutait pas que Jarod allait aller jusqu'à lui dire ça. Cela le fit sourire et il se laissa allonger docilement. Jarod l'excitait, tout dans ses gestes faisait monter la chaleur en lui. Il faut dire ça fait longtemps qu'il n'avait pas fait ça. Il se mordit la langue et sentit tous ses muscles se détendre en sentant ses mains sur son torse. Toshi respirait un peu plus fort, il leva les mains pour caresser les siennes, remontant tout doucement sur ses bras.
Mais il leva les yeux vers l'américain en le voyant s'arrêter net. Sa question le laissa bête. Que devait-il dire? S'il lui disait qu'il avait déjà couché plusieurs fois est-ce que celui-ci le rejetterait? Le japonais doutait. Jarod avait plutôt l'air de redouter qu'il soit vierge. Il espérait ne pas se tromper en décidant de lui dire la vérité.

"N...non ...non pourquoi? c'est mal?"

De peur de perdre une occasion de s'envoyer en l'air après tellement de temps d'abstinence, il se redressa et glissa ses mains sous le haut du jeune homme, caressant la peau de son cou du bout des lèvres.

"S'il vous plait, ne me rejetez pas. J'en ai vraiment envie. Juste ce soir je n'en demande pas plus."

Caressant son échine du bout des doigts et glissant ses lèvres sur sa pomme d'adam, il espérait que ses gestes l'exciterait assez pour qu'il, s'il voulait le rejeter, ne change d'avis. Ses mains étaient légèrement moites, son coeur battait plus fort. il avait peur de faire quelque chose qui ne déplaise l'américain et qu'il le jète dehors dans cet état d'excitation. Il se détacha et lui offrit un sourire.

"Je suis sûr que je peux te satisfaire."

Ses mains quittèrent son dos pour se balader sur son torse et taquiner son nombril percé. Se demandant ce que c'était, il leva le t-shirt pour regarder.

"Qu'est-ce que c'est?"

Curieux, comment on pouvait avoir un bijou ici? C'était...sexy. Il sourit, ça donnait envie de jouer avec.

"Vous en avez d'autre?"

Il glissa ensuite ses mains sur son torse pour jouer avec ses tétons, ses lèvres déposèrent de petits baisers dans son cou et il se rallongea pour tirer un peu sur le haut de son pantalon, l'incitant à l'enlever. Voilà longtemps qu'il n'avait pas éprouvé un tel désir pour un garçon. Surement en trouvera-t-il d'autres des partenaires qui arriveraient à l'exciter d'un seul regard. Car c'était pour l'instant le cas. Le japonais se sentait totalement détendu, prêt à s'offrir entièrement pour un moment de débauche sans histoire.
Curieux de savoir si Jarod faisait ça aussi bien qu'il n'était beau, il se hâta de lui monter le t-shirt pour lui enlever.
C'était une rencontre inattendue qu'il ne regrettait pas, même s'il en connaissait déjà la fin.
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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Dim 13 Mar - 14:12

La réponse rassura immédiatement Jarod mais Toshi semblait avoir tellement envie de s'offrir un petit moment de détente qu'il insista pour que le mannequin ne le rejetât pas. Des mains se glissèrent sous son vêtement et le contact sur sa peau tira un premier sourire à l'Américain. Jarod le laissa faire, sans pour autant répondre tout de suite. Il n'avait pas spécialement envie de donner une frayeur au Japonais et il savait qu'il n'y avait rien de pire que d'être frustré. Mais... juste pour quelques secondes, laisser planer le doute.
Toshi voulait tellement se donner à l'étudiant qu'il assurait même être certain de sa capacité à satisfaire les pulsions du mannequin. Cela tira à ce dernier un nouveau sourire, et Jarod, reprenant ses propres caresses sur le torse du garçon à travers le vêtement, répliqua :

« J'en suis sûr... »

Continuant un jeu de caresses mutuelles, le Japonais finit par trouver le piercing au nombril de Jarod. Il avait choisi celui en forme de scorpion pour ce soir et Toshi paraissait découvrir pour la première fois ce genre de bijou. Le mannequin eut un soupir amusé et se pencha à son oreille lorsque le Japonais s'était redressé pour venir le caresser plus haut.

« Oui, j'en ai un autre... Tu verras... »

Une fois le T-Shirt retiré, Jarod ressentit immédiatement le froid relatif de la pièce. Se poussant quelque peu, il attrapa le coin de la couette et la tira, puis poussa Toshi à se mettre sous celle-ci. L'Américain ne tarda pas à se remettre sur le corps mince de son partenaire, glissant rapidement ses mains sous le vêtement qu'il lui avait prêté et le retirant rapidement, avant de s'allonger une nouvelle fois sur lui et de remonter la couette sur eux deux. Viendrait un moment où elle serait probablement inutile et même étouffante, mais pour l'instant, il valait mieux encore se tenir chaud.
Jarod saisit une main du Japonais et croisa ses doigts avec les siens tendit que ses lèvres se posèrent dans le cou de sa victime. Déjà, il ne pouvait s'empêcher de commencer à lentement bouger son bassin contre celui de Toshi de manière subjective, mais il ne fallut pas longtemps pour que le mannequin, de sa main libre, retirât la dernière pièce de vêtement que le garçon n'avait au final porté que quelques minutes.
Ses lèvres descendirent jusqu'au torse du Japonais, sa langue commençant à goûter cette peau douce avant d'aller s'égarer vers les boutons de chair qui ornaient ce corps. L'Américain apparaissait plutôt pressé car, si ses gestes restaient doux, il ne perdait pas de temps, sa main s'étant déjà resserrée autour du sexe de son partenaire qui visiblement devait être particulièrement sensible.

Cette réaction amusa Jarod qui abandonna bien vite le torse de Toshi pour descendre beaucoup plus bas et... lui faire découvrir la présence d'un second piercing en lui prodiguant déjà un nouveau plaisir buccal.
La vie était assez amusante... Dire qu'il avait seulement prévu après l'épisode des souterrains de rentrer chez lui pour dormir... Voilà que le destin avait mis dans ses pattes un mignon inconnu qui lui avait donner envie de recommencer.
Bien qu'il eût tant et tant de fois fait la même chose à tant et tant de mecs, le mannequin ne se lassait toujours pas. Merveille du plaisir renouvelé qui ne finissait jamais par vous ennuyer. Vider sa tête tout en remplissant un cul. Bah, quel mal y avait-il à ça ? Ils étaient tous les deux d'accord...

Jarod finit par remonter en se rendant compte que son piercing devait créer un émoi un peu trop vif pour le garçon. Il s'agissait de ne pas aller plus vite que la musique. Unissant leurs deux bassins, l'Américain plongea ses yeux verts dans ceux de Toshi et lui demanda avec un sourire amusé :

« Ça te plaît ? »

Il annonçait cela d'un ton badin, comme si le sexe n'était qu'une activité comme une autre... Comme s'il demandait son avis au Japonais à propos d'une pâtisserie tout juste achetée et goûtée.

Toshi Moko :

Toshi fut heureux qu'il ne le repoussa pas et se laissa allonger sur le lit docilement. Il avait vraiment cru qu'il allait le laisser en plan avec cette érection gênante entre les jambes. Tellement soulagé il soupira à la moindre de ses caresses, ses mains se glissaient dans ses cheveux, il l'approcha de lui et vint mordiller la peau de son cou en remontant jusqu'à son oreille.

Leurs corps furent bientôt recouvert par la couette épaisse qui ne tarderait certainement pas à devenir gênante, il sourit et caressa avec des gestes tendre son visage. Il aimait les gestes doux, parfois chez lui c'était comme incontrôlable, mais à qui cela faisait du tord? Certes il aimait les ébats sauvages et parfois violents, mais il y avait ce côté doux en lui qui ressortait toujours d'une manière ou d'une autre. Il attrapa ses lèvres avec ses dents et redescendit dans son cou avant de voir Jarod descendre sur son corps. Un premier coup de langue suffit pour que Toshi remarque l'anomalie. Il baissa les yeux et remarqua le piercing, cela le fit sourire.

"Ouah c'est...c'est sexy"

Toshi se mordit la lèvre d'excitation, il avait chaud, encore plus qu'avant, d'autant plus que la couette n'arrangeait pas les choses. Il leva les yeux de nouveau vers lui avec un sourire charmeur.

"oh oui ça me plait...t'arrêtes pas."

Toshi finit de se déshabiller et enleva le reste de vêtement qu'il restait à Jarod. Leurs corps désormais totalement nus, il commença à se frotter contre lui tout doucement. Il fit glisser sa main entre ses jambes.

"Et si je te faisais du bien moi aussi?"

Avec un sourire de plus en plus subjectif il posa sa main sur son torse et l'allongea sur le lit, changeant une nouvelle fois sa position. Sa langue se posa dans le creux de sa clavicule et il la fit doucement descendre sur son torse, léchant avec de grand coups de langue la peau lisse du jeune garçon. La faisant se balader sur un de ses tétons avant de descendre jusqu'à son nombril percé. Son corps presque entièrement disparu de sous la couette, il caressait son membre de ses doigts fins.

"Dîtes-moi si vous voulez que j'arrête."

Il approcha ses lèvres du membre, son souffle chaud caressant le gland. Il posa le bout de sa langue dessus et lapa légèrement. Il ne voulait pas aller trop vite, au cas où Jarod ne veuille pas qu'il continue, il voulait lui laisser le choix. Il ne forcerait jamais personne à faire quoi que ce soit avec lui, il préférait toujours laisser le choix.
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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Dim 13 Mar - 14:15

Comme le disait vaguement le proverbe, « C'est ceux qui en parlent le moins qui en font le plus ». Toshi, sous des aspects de garçon innocent et coincé, savait prendre des décisions et des initiatives. L'Américain se retrouva ainsi rapidement mis sur le dos, à profiter des baisers et des caresses de sa chère rencontre. Dans son mouvement, il avait déjà emporté avec lui une partie de la couette. Elle était resté peu de temps sur eux mais la chaleur de leurs deux corps soudés avait fini par être suffisante pour écarter toute sensation de froid.
Jarod ferma les yeux en profitant pleinement de toutes les attentions que lui offrait Toshi. Il avait eu droit dans sa vie sexuelle aux expérimentés et aux hésitants, aux pros du sport en chambre et aux débutants du jeu de la bête à deux dos. Il les aimait tous, chacun avec leurs bons et leurs mauvais côtés. Ils restaient tous excellents.

Arrêter ? Et puis quoi encore ! Le mannequin comptait bien aller aussi loin que possible avec le garçon, même s'il était vrai qu'il n'avait pas pour intention de profiter de ce seul plaisir là. Pour le moment en tout cas, il gardait les yeux fermés en soupirant d'aise face à ces lèvres et cette langue qui promettaient le chemin du paradis. Sans vraiment se contrôler, sa main droite se perdait déjà dans les cheveux orangés du Japonais, accompagnant ses mouvements de va-et-vient mais sans le forcer à quoi que ce fût.
Il finit par rouvrir les yeux au bout d'une ou deux minutes de ce doux traitement, regardant Toshi et profitant de ce spectacle, avant de bouger quelque peu, cherchant à atteindre sa table de nuit et surtout le petit tiroir. Ne souhaitant pas que le Japonais s'arrêtât, il tâchait de limiter autant que possible ses mouvements et finit par extirper du tiroir sa cible, ou plutôt ses cibles... Un préservatif et un petit tube de gel. Toshi n'avait pas l'air d'être si innocent que ça mais l'Américain ne voulait que lui offrir de la douceur pour ce soir. Encore une fois, il avait lui-même eut son compte de relations violentes pour ce soir-là.

Jarod finit par se redresser et poser ses deux mains sur les joues du garçon pour l'inviter à arrêter ce qu'il faisait...

« Viens là... » fit-il en allongeant Toshi sur le dos en travers du lit, s'agenouillant à côté de son visage avant de déjà lui présenter une nouvelle fois la preuve de son plaisir déjà dressée, faisant lui-même les mouvements du bassin qui permettaient de profiter encore de la douceur de ces lèvres et de cette langue.

Il ne resta pas longtemps dans cette position complètement dominatrice et un peu trop égoïste du point de vue du plaisir. Sa main redescendit vers le sexe du Japonais pour faire quelques mouvements, avant de s'allonger complètement par-dessus Toshi, pour une position où chacun pourrait offrir à l'autre un plaisir humide.
Ne souhaitant pas étouffer son partenaire, Jarod prenait bien garde à rester plutôt dressé sur ses jambes. Cependant, ses mains ne tardèrent pas à se poser sur le postérieur du Japonais, ses doigts s'amusant à chercher et trouver son intimité pour de légères caresses, annonciatrices de ce qui devait suivre.

Attrapant le tube qu'il avait laissé sur un coin du matelas, le mannequin en versa une petite quantité sur ses doigts avant de reprendre ses caresses au même endroit, alors qu'il continuait de gâter la hampe de chair de Toshi.

« Détends-toi... » conseilla-t-il simplement, s'interrompant une fraction de seconde avant que ses lèvres ne reviennent se poser sur le sexe dressé.

Alors, un doigt s'aventura à dépasser l'entrée de l'intimité, lentement, se retirant déjà avant de revenir l'instant d'après, suivant les réactions de ce corps que l'on préparait.


Toshi Moko :

Plus le temps passait, plus Toshi se sentait décoller. L'américain savait comment l'exciter et le dominer. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine et menaçait d'exploser, la chaleur qui s'était emparé de son corps devenait de plus en plus intense et la sueur se forma sur sa peau plus vite qu'il ne l'aurait imaginé. Toshi se retrouva bien vite allongé sur le dos, Jarod lui présentant son membre fièrement dressé. Il leva les yeux vers lui et il compris d'un seul regard le souhait de son amant. Il ouvrit délicatement les lèvres pour s'emparer de son désir. Cette position où l'américain le dominait totalement le fit rougir et l'excita de plus bel. Il ferma les yeux et appliqua de doux mouvements de va et viens, dévoilant un de ses talents caché. Sa langue jouait sensuellement avec sa peau rougie et il rouvrit les yeux pour voir l'expression de son visage, mais Jarod se décala avant qu'il ne puisse le voir. Ils changèrent de position, cela n'était pas pour lui déplaire.

L'américain était un bon amant, il l'avouait, et il espérait en trouver plus d'un avec une grande délicatesse comme la sienne, qui sache aussi bien s'y prendre pour le faire grimper aux rideaux. Toshi rougit une nouvelle fois et laissa échapper un gémissement quand ses doigts vinrent se poser entre ses cuisses qu'il écarta légèrement. Il regarda le préservatif et le tube. Toshi ne connaissait pas vraiment ces objets, l'homme qui le retenait prisonnier n'avait encore jamais utilisé ce genre de chose.

"mh...q...qu'est-ce que c'est?"

N'attendant pas plus longtemps, il reprit sa caresse buccale où il l'avait arrêté un peu avant, cherchant à lui offrir autant de plaisir possible. Jarod ouvrit le liquide sans qu'il ne le voit, et Toshi ne tarda pas à sentir une chose humide taquiner son intimité. Il se redressa et regarda, un peu curieux et surpris, mais il jeta sa tête en arrière d'un geste vif, ses cheveux se collant sur son front par la sueur qui s'y était formé. Le doigt était entré en lui si facilement qu'il en avait était surpris. Il avait l'habitude que ça soit plus douloureux que ça. Haletant, ses bras tremblaient légèrement alors qu'il s'était un peu redresser pour observer ses gestes sur lui.
Il agrippa alors ses fesses pour gâter de sa langue l'entrée de son intimité. C'était une caresse qu'il n'avait pas fait souvent mais il connaissait le plaisir que cela pouvait procurer. Sa main se glissa sur le membre encore bien humide pour le caresser le nouveau tandis que Toshi se laissait doucement transporter par le plaisir. Ses yeux étaient à demi clos et il haletait de plus en plus fort.

"Encore..."

Demanda-t-il en contractant ses chairs autour de l'intrus qui venait de s'y frayer un chemin. Cela n'avait rien à voir avec ce que lui faisait l'homme. C'était bien plus tendre, bien plus agréable et surprenant. L'américain lui faisait découvrir des choses nouvelles, des choses autre que la soumission et le plaisir égoïste. Il devait l'avouer que cela avait éveillé en lui de sombre désir qu'il n'oserait jamais en faire part à qui que ce soit. Cet amant d'un soir aura été une très agréable rencontre et il priait pour que cela ne s'arrête pas trop vite, cherchant à profiter de la moindre seconde de plaisir qui s'offrait à lui. Mais il fallait faire attention, le sexe on pouvait facilement en devenir accroc.
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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Dim 13 Mar - 14:16

Jarod ne fit pas vraiment attention à la question de Toshi concernant les deux choses qu'il avait sorti de sa table de nuit. D'une part, il n'avait pas vraiment entendu et d'autre part, il ne voyait pas comment on pouvait ne pas comprendre ces deux objets indispensables à une bonne partie de jambes en l'air sécuritaire. De plus, s'il avait dû y prêter une certaine attention, cela aurait pu le questionner sur le vrai état du Japonais et de ses « expériences » passées. Et alors qu'ils avaient déjà bien commencé et que l'excitation et le désir d'en avoir plus était là, le mannequin ne souhaitait pas devoir s'arrêter parce qu'il réaliserait que Toshi était finalement un puceau.
Alors l'Américain continuait gentiment ce qu'il était en train de faire, s'assurant grâce au gel d'être le plus doux possible et si possible sans la moindre douleur, le tout en continuant de taquiner ce sexe dressé.

Cependant, il n'y avait pas à douter de Toshi quant à ses expériences passées. Le Japonais reprenait de nouvelles initiatives qui montraient clairement qu'il savait y faire. Jarod fut tellement surpris de ce nouveau plaisir qu'il se cambra un instant, à la fois sous l'effet cumulé de la surprise et du plaisir, lâchant un profond gémissement. L'Américain se sentit tellement décoller qu'il en oublia pendant quelques instants la préparation qu'il faisait subir au Japonais. Il resta simplement dans cette position vaguement redressé, haletant un peu plus rapidement, avant de finalement se rallonger un peu plus sur le corps de son partenaire.

Jarod sourit alors que pour Toshi aussi le moment qu'ils vivaient ensemble apparaissait comme particulièrement agréable. Son corps réagissait positivement et voilà que le Japonais demandait à ce que cela ne s'arrêtât pas. Puisque l'Américain couchait avec un garçon du soleil levant, il fallait bien qu'il montrât à ce dernier que la sodomie, c'était comme les sushis : délicieux à condition d'être bien préparés.
Mais puisque Toshi en souhaitait encore plus, le mannequin jugea que le moment était peut-être venu de passer légèrement à la vitesse supérieure. Rajoutant un tout petit peu plus de gel, il tâcha d'écarter correctement les chairs en insinuant un second doigt, attentif aux réactions provoquées, prêt à s'arrêter en ressentant la moindre tension.

Pourquoi se presser ? La pénétration marquait pratiquement la fin de l'acte, comme si c'était là le déclenchement du compte à rebours vers la jouissance infinie et aussi la retombée du plaisir. Seuls les préliminaires permettaient pleinement de rester dans un état de désir pour un temps plus ou moins long.
Pour autant, il ne s'agissait pas non plus de le prolonger sans cesse... Car même si l'acte en lui-même était déjà annonciateur de la fin, il restait que c'était pour le mannequin le plus sûr chemin vers la plus grande des jouissances. Aussi, après avoir continué pendant quelques minutes où lui-même haletait de plus en plus sous les caresses de Toshi, Jarod s'arrêta doucement et se redressa, se retournant pour se rallonger sur le Japonais et lui sourire.

« Prêt pour la suite ? » demanda-t-il en soudant leur deux bassins, leurs deux virilités en contact l'une avec l'autre.

L'Américain porta alors sa main à la taille de Toshi et l'invita à se retourner sur le ventre. Quitte à continuer de ne passer qu'un moment de douceur, autant choisir pour commencer la position la moins douloureuse pour son partenaire. Le mannequin se rallongea immédiatement sur le corps mince du garçon, venant frotter son désir contre ces fesses qui l'invitaient à passer un merveilleux moment. Il se redressa rapidement toutefois, en prenant le préservatif pour le sortir de son emballage et le dérouler rapidement. Jarod était parfois inconscient et oubliait d'en utiliser mais cela n'empêchait pas l'habitude qu'il avait avec ça. D'une main experte, il fut donc mis en place, après quoi il invita Toshi à se redresser...
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Iris Reilley
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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Dim 13 Mar - 20:27

Cela faisait exactement quatre semaines et trois jours que leur première rencontre avait eu lieu, et si on avait dit à l'ange qu'un jour, il compterait les jours pour un autre homme, il ne l'aurait pas cru. Il y a des anges qui comprennent au premier coup d'œil que l'homme en face d'eux est leur pendant, des qui ont ce déclic et font d'un même geste leur déclaration enflammée. Il y a des anges qui ont attendu toute leur vie leur pendant, et qui se jettent à corps perdu dans une quête afin de trouver leur moitié. Il y en a, encore, qui bien qu'ayant mis de côté leur part angélique, le comprennent au moment où leurs ailes se manifestent. Mais Iris ne faisait pas partie de ces catégories là. Malgré ses ancêtres particuliers, malgré le sang qui coulait dans ses veines et qui faisait de lui un demi-archange, il avait complètement délaissé cette part de lui-même. Et plus que simplement oublié, il avait emmuré cette partie de lui-même, et l'avait enterrée sous un amoncellement d'autres choses pour être certain qu'elle ne ressorte jamais. C'était un phénomène inconscient dont Iris n'avait pas idée. Volontairement, il préférait juste ignorer cette part de lui-même pour se concentrer sur ce qu'il jugeait d'avantage essentiel, sa famille, à présent réduite à son enfant et lui-même.

En toute logique, Iris était donc parti du principe que si Jarod était particulier à ses yeux, c'est parce qu'il reconnaissait en lui une part de sa grande famille. C'était une théorie plausible bien qu'erronée, étant donné qu'une branche de la famille s'était dispersée par le biais de Ciel. Crow en était d'ailleurs une preuve, bien que son chemin à lui ait été particulier. Après être parti en précipitation de chez Jarod, l'ange s'était donc attaché à cette unique piste. Il avait lu et relu sa version copiée de la Mémoire sans rien y trouver. Les fouilles menées dans les archives de l'hôtel de ville et les essais vains auprès de l'administration de la fac et du bar Têtes Raides n'avaient rien donné non plus. Jarod semblait être un parfait inconnu sans histoire, sans casier judiciaire, sans identité particulière. L'ange envisagea un temps que le musicien ne lui ait pas donné sa réelle identité, mais cette piste ne menant à rien et ôtant le peu d'espoir qui lui restait, elle fut rapidement abandonnée.

A la phase de recherche frénétique suivit une phase de désespoir, dans laquelle l'ange se mit à penser que c'était peine perdue, et que le sentiment qu'il avait eu pour Jarod n'était qu'une bête coïncidence, ou encore une envie juste un peu forte qui n'avait pas d'autre fondement. Et même s'il savait que c'était faux, il tentait de s'en persuader faute d'autre solution. Ça lui permettait de penser à autre chose, et d'éloigner ces histoires obsédantes.

Iris ne conserva pas son travail de jour bien longtemps. Quelques temps après avoir rencontré Jarod, il apprit qu'un gardien de nuit était recherché sur son lieu de travail, et sauta sur l'occasion. Le travail de jour ne lui convenait pas. Faute d'avoir un compagnon chez lui qui puisse rester la nuit, il engagea donc un baby-sitter pour les premiers temps, afin que Cyanan s'habitue à l'absence de son père la nuit. Pour Iris, ce fut un premier soulagement. Le retour au travail nocturne apaisa sans raison une partie de sa conscience. Les horaires lui convenaient bien mieux, et lui permirent surtout de retrouver le silence et le calme de son travail d'antan, une angoisse de moins dans une vie qui lui en demandait beaucoup.
L'autre raison de ce changement était sans doute inconsciente en partie. Chaque nuit, pour se rendre au musée, il passait devant chez Jarod, prétextant pour lui-même que ce petit détour était un bien alors qu'il tentait de se persuader qu'il fallait oublier cette rencontre éphémère. Et s'il y avait un moment où l'ange pouvait espérer le croiser, c'était bien tard le soir, le mannequin semblant être comme lui un oiseau de lui.

Jarod était-il quelqu'un de réellement exceptionnel pour lui ? Pour s'en convaincre, Iris retourna plus d'une fois dans ce bar et dans d'autres de la ville, ses soirs libres. Tout ce qu'il lui fallait, c'était des hommes, des conquêtes, n'importe qui d'un minimum attirant pour vérifier ses théories. Mais rien ne se vérifia dans le bon sens. Avec les autres, même les plus attirants, il ne ressentait rien de ce qu'il avait ressenti pour Jarod. Le reste était fade, terne, comme s'il manquait l'essentiel. Sans compter la culpabilité qui commençait à le ronger. Et ses ailes ne se manifestèrent pas, pas une seule fois, alors même qu'il s'acharnait à y penser, et à décortiquer chaque sensation qu'il pouvait ressentir.

Restait entière la question du pourquoi. Plus il s'acharnait à oublier Jarod, plus le mannequin hantait les pensées d'Iris, plus résistant qu'un chewing-gum collé sous la semelle d'une basket. Les raisons elles-même commençaient à effleurer, mais plus elles voulaient toucher la surface, plus l'ange les enfonçaient au fin fond du ça, au delà des pulsions en tout genre. Et puisque toutes ces considérations demeuraient plus ou moins inconscientes, l'ange ne se rendait compte de rien, mis à part de rêves parfois agités. Jarod était beau, attirant, presque hypnotisant. Son image l'était d'autant plus maintenant que les jours éloignaient Iris de leur rencontre furtive. Était-ce suffisant pour nourrir cette obsession qui l'amenaient à repousser du matin au soir les pensées à son égard ?

Les nuits passaient sans un signe de vue. Si Iris tenta au début d'excuser pour lui-même le passage devant l'immeuble de Jarod, bientôt cela devint un rituel à part entière. Chaque soir en allant au travail, l'ange s'arrêtait quelques secondes dans l'espoir d'apercevoir Jarod, et chaque nuit en rentrant, il s'arrêtait à nouveau. S'il ne manquait jamais de lever le regard pour y reconnaître une lumière ou une silhouette, Iris n'avait jamais pu reconnaître la fenêtre du mannequin. L'ange n'avait pas regardé par la fenêtre lors de leur rencontre, il n'aurait pu dire si Jarod avait une vue sur la rue.

Plus le temps s'écoulait, plus duraient ces passages devant l'immeuble de Jarod. S'il n'y restait que quelques secondes au départ, il ne tarda pas à commencer à s'y attarder, retardant l'échéance de son départ pour maximiser les chances de le croiser à nouveau. Coup du destin ou simple divergence d'horaires, les jours passaient sans qu'il ne le voie. Ces moments prirent peu à peu une importance singulière dans la vie de l'ange, jusqu'à ce qu'il les attende avec impatience. Au delà de l'espoir de le croiser à nouveau, les instants d'attente parvenaient aussi à calmer l'obsession d'Iris momentanément. Autrement dit, ils étaient devenus nécessaires à son rythme de vie, et l'ange ressentait à présent le besoin d'aller pointer tous les soirs à l'immeuble de Jarod.

Pourtant, Iris refusait toujours de reconnaître le légitime. Il ne savait plus très bien s'il voulait revoir Jarod par simple obsession, ou justement pour calmer cette obsession et finalement la faire disparaître, ce qui revenait plus ou moins au même, sauf que dans un cas c'était d'avantage pour Jarod, et dans l'autre d'avantage pour lui-même. La seule certitude était celle qu'il lui fallait le revoir, et qu'il saurait à ce moment là ce qu'il devrait en faire. Et puisque Jarod le hantait à présent tant qu'Iris en était devenu insomniaque, le mieux qu'il lui restait à faire était encore de le trouver.

Ce n'est pas sur le chemin du travail que l'ange le retrouva. Ce soir là, justement, il ne travaillait pas, et ce temps libre méritait d'être mis à disposition. Pourtant, l'ange fit tout comme à l'accoutumée. Tenue de travail noire, bottes de sécurité, sa veste de gardien restée au vestiaire du musée manquant à l'appel et remplacée par celle de tous les jours, il partit de chez lui à la même heure, plus par habitude que par superstition. Mais lorsque les moments d'attente devant chez Jarod duraient jusqu'au quart d'heure les jours de travail, cette fois-ci c'est sans limite de temps qu'il se posa près de chez lui, au coin d'une rue. Et l'ange attendit, attendit encore, dans le froid, motivé par le seul espoir de pouvoir mettre un terme à ses tourments.

A mesure que les heures passaient, la motivation chuta, jusqu'à atteindre le point critique où l'ange ne savait plus très bien pour quelle raison il attendait encore. Mais plus on attend, plus on se dit que ça serait stupide de partir après tant avoir perdu de temps, si bien qu'il resta encore un peu, faisant les cent pas dans son petit bout de coin de rue pour se réchauffer tant bien que mal. Et finalement, lorsqu'il n'y croyait plus, son pendant finit par apparaître. Jarod n'était pas seul mais accompagné d'un blondinet, et cela n'avait aucune importance. Iris s'en moquait. Tout ce qu'il voulait c'était le revoir une bonne fois pour toute. Pourtant, lorsqu'il voulut faire un pas en avant, il se figea, incapable d'avancer. Il ne savait pas quoi lui dire, il ne savait pas quoi faire, il ne savait plus du tout où il en était.

Alors il les laissa filer, les regarda entrer dans l'immeuble tout en se rappelant vaguement leur rencontre quelques semaines plus tôt. Le blondinet devait tenir le rôle d'Iris, un homme rencontré au hasard dans un bar ou ailleurs, et là pour satisfaire l'appétit sexuel du mannequin. La porte se referma sans claquer, la lumière du hall finit par s'éteindre à nouveau, et l'ange resta dans la rue, incapable de s'avancer mais aussi de partir. Le voir le troublait bien plus qu'il ne l'aurait cru, et à présent il avait loupé le coche. Quatre bonnes heures à attendre dans le froid pour rien, il ne lui restait plus qu'à rentrer chez lui.

Sans conviction, après quelques minutes d'attendre, l'ange fit demi-tour, laissant ses pieds prendre machinalement le chemin de chez lui. Entre-apercevoir Jarod lui avait ruiné le moral, et il se sentait encore plus perdu qu'avant. Pire que ça, il se rendait à présent compte qu'il ne saurait pas quoi dire au mannequin s'il voulait lui parler à nouveau, ce qui en réduisait encore les chances. Plus il marchait, plus cette impression de défaite le hantait, jusqu'à ce qu'il ne s'arrête en plein milieu de la rue, à quelques minutes de chez lui pour remettre ses pensées en ordre. Cette obsession n'allait pas le quitter, elle allait s'intensifier jusqu'à le rendre fou, il en avait conscience. Ainsi, sans plus réfléchir, rebroussa-t-il chemin en direction de l'immeuble de Jarod.

Marcher vite le réchauffa un peu, et il fut rapidement en bas de son immeuble. Une chance, celui de Jarod n'était pas très éloigné de son appartement. Un peu plus tôt en partant, l'ange avait remarqué que la porte d'entrée de l'immeuble ne s'était pas entièrement refermée derrière Jarod et son compagnon. Sans hésitation, il s'infiltra à l'intérieur, et prit les escaliers qui le menaient à l'étage du mannequin. Il le savait, s'il voulait arriver jusqu'à Jarod, il fallait qu'il cesse de trop réfléchir et de se torturer l'esprit, ce qu'il fit au point de ne rien préparer quand à ce qu'il dirait au mannequin. Et c'est très décidé qu'il frappa à la porte de l'appartement de Jarod une première fois, sans réponse.

« Jarod ? Tu peux m'ouvrir s'il te plait ? »

Pas de réaction. A nouveau, l'ange frappa à la porte, en insistant de plus belle. Cette fois, il était persuadé que le mannequin était là, il n'avait pas pu repartir en si peu de temps. Et après avoir à nouveau parlé à travers la porte et frappé quelques coups, l'ange se décida à tourner la poignée pour entrer de lui-même. C'est quelque chose qu'il n'aurait jamais fait en temps normal, mais ces derniers temps étaient justement tout sauf normaux. La porte s'ouvrit sans aucune réaction, et l'ange se retrouva dans ce couloir familier sans y rencontrer personne.

« Jarod? »

Sans entendre aucune réponse, l'ange s'avança à pas hésitants vers la porte qu'il savait être celle de la chambre de Jarod. Entre-ouverte, elle laissait passer la lumière, et surtout le bruit d'une activité humaine laissant supposer que la présence était ici-même.

« Jarod? »

Demanda-t-il à nouveau, avant de pousser la porte timidement pour finalement tomber sur la scène qu'il redoutait de voir. Un haut le cœur s'empara de lui alors que ses yeux tombaient sur Jarod collé entre les cuisses de l'inconnu, le tout vaguement caché par la couette roulée en boule.

« Euh... »

A force d'impulsivité, il n'avait absolument pas prévu comment réagir à cette situation. D'ailleurs, il n'avait rien prévu du tout, au point qu'il venait à se demander maintenant comment il allait justifier à Jarod le fait de s'être incrusté chez lui sans prévenir.

« Désolé. »

Lança-t-il en se forçant à détourner le regard, alors que ses yeux voulaient à tout prix se concentrer sur Jarod. C'était sans doute un peu léger comme excuse, mais le choc de la situation ne lui permettait pas d'en dire plus.
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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Lun 14 Mar - 1:33

Toshi Moko :

C'est les yeux embués de plaisir que Toshi continuait de se tortiller sous les doigts habiles de son amant du soir. La folie du plaisir s'empara de lui alors que sa respiration se faisait de plus en plus forte. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas goûté au plaisir de la chair, et même avant cela n'avait jamais été aussi excitant. Surtout que cette fois c'était un parfait inconnu. alors qu'il l'observait sous tous les angles, qu'il guettait la moindre grimace, la moindre chose qui pourrait lui déplaire, il ne fit pas attention à la voix un peu lointaine qui se fit entendre un peu plus loin dans l'appartement. Loin de lui l'idée qu'il pouvait y avoir une autre présence dans la maison de l'Américain. Il fallait qu'il demande a Jarod le nom de ce produit qu'il avait mit sur ses doigts. C'était si facile avec ça. Pourquoi l'homme qui le retenait autrefois prisonnier n'en avait jamais utilisé avec lui? Ça aurait été surement beaucoup moins douloureux, et peut être qu'il l'aurait un peu moins détesté..non en fait non, impossible qu'il le déteste moins. Ce type lui avait fait trop de mal. Il caressa un instant le visage de Jarod de ses doigts fins et les passa sur ses lèvres; un geste tendre et doux comme pour le remercier de cet instant qu'il lui faisait vivre.

Il commençait à avoir trop chaud et le moment tant désiré se faisait attendre. Il en voulait plus, bien plus. Hochant la tête vivement à la question de Jarod il se mit sur le ventre en lui demandant de ne pas y aller trop durement, car il n'avait rien fait depuis longtemps. Sa peau était devenue moite et ses membres tremblaient légèrement. Il tourna la tête et l'observa mettre le préservatif. Comment allait il pouvoir jouir en lui s'il portait un petit sac plastique autour? Oh oui, Toshi avait encore bien des choses à apprendre, et il était sûr d'avoir déjà vu cette chose quelque part, mais où ? D'un coup, cela lui revient. Il en avait vu une bonne dizaine joncher le sol dans les souterrains. Il se demandait bien ce que c'était et à quoi ça servait. Encore une question qu'il devrait poser à l'Américain, qui risquait de l'humilier encore plus qu'il ne l'était déjà.

Il leva légèrement le bassin, se préparant mentalement au moment crucial qui s'annonçait. Mais ce moment n'arrivera pas. Une voix résonna, et le crissement de la porte qui s'ouvre se fit entendre. Il tourna vivement la tête et aperçu un homme d'une haute carrure leur faire face. Rougissant au possible et surpris dans une position intime par un autre inconnu, il eut le réflexe de tirer la couette sur lui pour ce cacher. C'était sans doute le moment le plus humiliant de sa vie. Que faisait cet homme ici? Jarod savait il qu'il devait passer? Non, il ne devait certainement pas être au courant. se forçant à sourire malgré sa gêne immense, il marmonna un faible "bonjour" poli et horriblement embarrassé.
Il se tourna ensuite vers Jarod pour observer sa réaction. Toshi ressentit alors un énorme sentiment de frustration. Le désir qu'il avait ressentit toute la soirée était retombé tout d'un coup, pourtant, son cœur ne cessait de battre à tout rompre. Ramenant presque entièrement la couette sur son corps il observa la personne qui venait d'entrée. Était-ce son petit ami? Allait il être en colère de voir qu'il avait ramener un parfait inconnu? Le sentiment de n'avoir rien à faire ici, d'être un parfait intrus l'envahit de nouveau. Décidément, c'était pas sa soirée.

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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Lun 14 Mar - 1:34

Jarod, tout à ce qu'il faisait, était loin aussi de percevoir les coups sur la porte, et quand bien même les aurait-il entendus qu'il les aurait tout simplement ignorer. Il vivait avec ce Japonais un moment de tendresse qui, il devait bien l'avouer, lui plaisait assez pour sa simplicité et son côté touchant. Après ce qu'il venait de faire dans les souterrains, ce n'était pas un mal.
Il sourit un peu plus devant la remarque de Toshi qui lui demandait d'y aller doucement dans un premier temps. C'était bien son attention de toute manière mais il fallait avouer que se l'entendre demander ajoutait à son excitation. Il se baissa, ses lèvres se posant sur le dos du garçon avant d'embrasser sa colonne vertébrale et de remonter doucement jusqu'à l'épaule, cette fois définitivement prêt à passer à l'étape supérieure...

...si seulement on ne venait pas de faire irruption dans sa chambre...

Le mannequin se redressa rapidement, toujours à genoux mais retourné vers l'arrivant. Son regard passa par différentes expressions très rapidement, en l'espace d'une ou deux secondes. Ce fut d'abord la peur. Il était quand même capable de reconnaître instantanément ses colocataires et Jarod avait bien vu que ce n'était pas leur silhouette. De toute manière, ils n'entraient jamais dans la chambre de l'Américain dans ce genre de moment, du moins pas sans y avoir été invité. Un voleur ? Un bandit ? Quelqu'un de dangereux ? Un meurtrier, peut-être... C'était fou comment l'esprit s'emballait très vite dans ces moments-là.
Et puis il reconnut une personne familière, sans toutefois l'identifier précisément. Plus d'un mois s'était passé. Pour Jarod qui couchait pratiquement tous les jours avec quelqu'un de différent, autant dire que le partenaire du mois précédent était déjà oublié.

Iris avait été un bon coup, un très bon coup même. Mais il n'avait jamais été qu'un homme de passage, comme Toshi. Toutefois, le gardien de nuit avait eu le mérite d'avoir donné plus de plaisir qu'un autre au mannequin, ce qui devait expliquer pourquoi il parvint à l'identifier plutôt rapidement. D'abord, on n'oubliait quand même pas un coup aussi fantastique, mais surtout, on n'oubliait pas non plus une personne qui partait subitement avant de jouir, en laissant-là ses vêtements et en ne partant qu'avec son manteau.
Cependant, le Japonais n'était pas le seul à être envahi par la frustration. Viscéralement drogué au sexe, celui qui avait littéralement tous les symptômes du drogué quand il était en manque ou à contrario quand il assouvissait ses besoins ne pouvait que réagir avec colère et violence à cette frustration qu'on lui imposait.

Il avait été sur le point avec Toshi de commencer une bonne partie de jambes en l'air et après les préliminaires dans lesquelles le Japonais avait été loin de se montrer maladroit et réservé, Jarod avait hâte de le voir en plein ébat.
Et voilà que cet inconnu venait d'entrer dans sa chambre. Bien sûr, l'Américain aurait pu rester sur son sentiment de peur à l'idée qu'on entrât ainsi chez lui. Mais peut-être le fait qu'il reconnût Iris éloigna dans un premier temps cette peur pour laisser une voie royale à la colère.

« Bordel ! Mais qu'est-ce que tu fous là putain ??!!? » cria-t-il.

Dans le fond, le mannequin avait sûrement l'air d'un drogué, oui. Un camé sans sa dose ne devenait-il pas violent ? De plus, Jarod avait visiblement l'air de se foutre complètement d'être nu, le sexe encapoté mais déjà à moitié bandé seulement.
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Iris Reilley
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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Lun 14 Mar - 1:35

Ce qu'il faisait là? C'était une excellente question. Lui-même ne s'en serait pas posé de plus pertinente. Iris resta planté dans l'encadrement de porte, sans savoir quoi dire ni quoi faire, rougissant d'embarras d'avoir ainsi interrompu un moment intime. Le compagnon de Jarod, plus roux que blond à la lumière artificielle, semblait suffisamment gêné pour prendre un teint cramoisi lui aussi et tenter de s'enterrer sous la couette du mannequin. Quand à Jarod, agenouillé sur son lit, il semblait d'avantage en colère que gêné ou effrayé.

Pendant un instant, peut-être une ou deux minutes, l'ange ne dit rien, resta sur place bêtement. Petit à petit, il réalisait ce qu'il venait de faire. Rentrer chez quelqu'un à l'improviste ne lui ressemblait pas, encore moins lorsque le quelqu'un en question était presque un inconnu. A la place de Jarod, il aurait sans doute réagi encore plus mal, voir violemment. Petit à petit, on lisait de la panique dans ses yeux. Il était venu ici avec un naturel proche de l'inconscient, avait pour un temps débranché les réflexions pour laisser faire l'instinct. A présent, il replongeait violemment dans ses pensées, et réalisait qu'il venait de faire n'importe quoi.

« Euh... »

Première réponse non constructive. Il n'avait aucune idée de la manière dont il pourrait justifier son intrusion insensée. D'ailleurs, il ne se la justifiait pas à lui-même, ce qui aurait été un bon début. En proie à la fatigue et au stress, Iris s'était laissé déborder par son obsession pour Jarod qu'il ne s'expliquait toujours pas. Mais cette fois-ci, il était réellement allé trop loin. Avait-il à ce point besoin de le voir? Pour quoi faire? Il ne l'aimait pas, c'était une certitude, d'ailleurs il ne le connaissait même pas. Mais ce qu'il ressentait pour lui était autrement plus bizarre, et il était dérangeant de ne rien pouvoir mettre comme mot sur cette sensation étrangère.

« Je... »

A ce rythme là, Jarod allait finir par lui balancer un oreiller avant que la phrase n'ait même été conçue dans sa tête. Il lui fallait un prétexte urgent à balancer, puisqu'il n'avait aucune raison d'être là. Mais prétexte urgent il ne trouvait pas, et sa tête semblait se faire un malin plaisir de jouer les vides lorsqu'il avait besoin de ses réflexions. Par réflexe et pudicité, son regard s'était détourné pour ne pas fixer Jarod nu. Mais il ne pouvait empêcher ses yeux de faire des allers et retours, scrutant la chambre, l'inconnu toujours camouflé derrière la couette, Jarod, et la chambre à nouveau, comme si quelque chose dans la pièce allait lui venir en secours.

Et c'est justement là que ses affaires lui revinrent en mémoire. La dernière fois, Iris avait du fuir en vitesse pour ne pas laisser Jarod voir ses ailes, et il avait laissé en plan tous ses vêtements. Ils devaient toujours être là. Mais l'excuse était minable, et personne n'aurait débarqué à l'improviste dans une situation pareille, un mois après, pour rechercher ses vêtements.

« Je... voulais m'excuser d'être parti en vitesse la dernière fois. »

Sur ça non plus, il n'avait pas d'excuse valable à donner à Jarod. Il en avait bien une pour lui, mais elle peinait déjà à avoir crédit à ses yeux. Ce prétexte là était encore plus minable que celui des vêtements. Venir un mois plus tard pour s'excuser d'être parti ne tenait simplement pas la route. Par réflexe, l'ange porta sa main à ses lèvres et se rongea l'ongle de l'index.

« J'suis désolé, je pensais pas venir... interrompre.... enfin débarquer en plein milieu ! »

S'il avait déporté jusqu'à là son regard sur tout et n'importe quoi -et la chambre en était riche- machinalement, il se remit à regarder Jarod, à le fixer dans les yeux. Bizarrement, en sa présence, il se sentait relâché de toute pression, angoissé de ne pas savoir quoi dire, mais soulagé malgré tout. Comme si toute la tension accumulée depuis un mois avait atteint son point culminant et se relâchait. Il aurait du fuir en courant une nouvelle fois, gêné comme il l'était d'avoir débarqué à l'improviste, mais ses pieds étaient bien ancrés au sol, son regard hypnotisé par Jarod, et il ne voulait pas le quitter une nouvelle fois.
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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Lun 14 Mar - 1:36

« Oh ! J'te parle ducon ! »

Oui. Jarod était franchement énervé, encore plus énervé d'ailleurs par le fait que Iris mettait des plombes pour répondre, se contentant de lancer des regards un peu partout. Toujours aussi peu sensible à la peur de voir débarquer sans crier gare un mec qu'il n'avait vu qu'une fois, le mannequin montrait qu'il pouvait aussi rentrer dans des fureurs noires quand il faisait face à des événements qu'il ne supportait pas.
C'était bien pour ça qu'il ramenait le moins souvent possible des coups chez lui : parce qu'il arrivait parfois que certains s'accrochent et aient envie d'une relation beaucoup plus suivie, alors que Jarod ne voulait que goûter au maximum de corps possible. Il en avait besoin pour assouvir... quoi ? Sa nature, peut-être.

Et finalement, l'excuse que donna le gardien de nuit fut peut-être encore pire. En tout cas, c'était un regard d'un jeune homme complètement abasourdi par ce qu'il entendait qu'eut droit l'ange. Les lèvres du mannequin commencèrent légèrement à bouger comme s'il voulait dire quelque chose, mais à la vérité, la colère et l'inanité de la réponse le laissèrent à son tour pendant un petit moment largement démuni.
Il tourna la tête vers le Japonais qui continuait de se dissimuler sous la scène et de regarder le tout en rougissant. Il y a encore quelques instants, le mannequin aurait trouvé cela mignon au possible et cela lui aurait donné envie de se livrer aux positions et aux actes les plus coquins voire même pornographiques qu'il connût, avec l'envie de corrompre l'innocence qui se dégageait de Toshi. À présent, cette vision le laissait froid, surtout parce que son attention se retourna rapidement vers Iris :

« Mais... Mais t'es un grand malade, toi ! Hey, man ! Faut t'faire soigner, putain ! »

Quittant finalement le lit en retirant au passage son préservatif, Jarod tourna un instant le dos au gardien, laissant voir sans pudeur ces lignes que l'ange avait déjà eu l'occasion de caresser du regard. Mais sans doute que le moment ne se prêtait pas à un massage en règle. D'ailleurs, la silhouette du mannequin n'avait pas changé mais il semblait que la colère et le manque qu'on lui infligeait le rendait comme plus hérissé, plus menaçant... L'image du musicien cool jouant de la batterie, souriant, charmant, petit démon se dissimulant parfois sous des airs d'innocence avait laissé la place à une boule d'énergie négative jurant tous les jurons que la langue de Molière connaissait.
L'Américain farfouilla dans une pile de vêtements qui trainaient au sol, jusqu'à extirper les affaires qu'avait abandonnées le gardien lors de son précédent passage pour ensuite les jeter au visage de ce dernier.

« Tiens, prends tes merdes et casse-toi, you freak !! »

Faisant les quelques pas qui le séparaient de l'ange jusqu'à se porter jusqu'à lui, comme pour lui barrer le chemin, il désigna l'extérieur de sa chambre d'un geste décidé, apparemment inconscient du danger potentiel qu'il y avait à se rapprocher quand même trop près d'une personne qui s'était introduit chez vous comme un voleur.

« Et r'fous plus jamais les pieds ici, ok ? C'était clair dès le départ ! »
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Iris Reilley
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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Lun 14 Mar - 1:37

L'ange n'avait lui-même pas idée de ce qu'il était venu chercher, en s'incrustant dans l'appartement de Jarod sans prévenir. Il en avait ressenti le besoin, sans pouvoir se l'expliquer, et se retrouvait à présent seul face à lui-même, sans savoir que faire. Fallait-il fuir à nouveau sans rien dire, s'en vouloir, et recommencer une nouvelle fois? C'était hors de question. Il ne savait pas ce qui l'avait pris, mais il avait la certitude que ça le reprendrait à nouveau s'il partait encore sans rien faire. Et pourtant, que pouvait-il faire d'autre? Il n'était pas venu au bon moment, et il n'était pas le bienvenu, comme Jarod le lui faisait comprendre.

Le mannequin avait toutes les raisons d'en vouloir à Iris, et ce dernier, loin de s'en énerver, ne pouvait que le comprendre. A sa place, il aurait paniqué et flanqué l'individu dehors, sans même lui laisser une seconde de répit. Un grand malade. Iris le regarda, droit dans les yeux, ouvrant la bouche en inspirant, prêt à répondre, et soufflant finalement dans le vide. Il y avait de ça, effectivement. Ces derniers temps, Jarod l'avait rendu bel et bien malade, lui avait causé des insomnies, avait détraqué ses pensées, avait envahi sa vie. Et c'était précisément ce qu'Iris était venu faire ici, se faire soigner, ou se soigner lui-même, en tentant de mettre fin à ses obsessions.

Il eut un mouvement de recul lorsque Jarod se leva, comme s'il s'apprêtait à se recevoir un coup, mais rien ne vint. Plutôt que de venir vers lui, le musicien se dirigea à l'autre bout de la pièce, pour fouiller sur le sol. Et quelques secondes plus tard, des vêtements lui atterrissaient en plein visage sans qu'il n'ait rien vu venir. Son pantalon s'était coincé entre ses épaules, son t-shirt sur son décolleté, et l'ange rattrapa tout tant bien que mal avant que ses affaires ne tombent au sol. Tout compte fait, il aurait du commencer par demander ses vêtements, ça aurait été plus logique. Mais l'heure n'était plus à la logique, et il était fort probable que la réaction de Jarod eut été la même.

« Merci. »

Marmonna-t-il tout de même, incapable de répondre quoi que ce soit d'autre. Il se sentait étrange, comme si on l'avait dépossédé de la moitié de sa conscience, comme si quelqu'un d'autre agissait à sa place, qu'il n'était qu'un spectateur de ses propres gestes, que ses réactions possibles se limitaient au regard et à la parole. Précisément, depuis qu'il était arrivé, Iris n'avait fait que deux pas en arrière lorsque Jarod s'était levé. Pas un mouvement de plus, comme s'il avait été à moitié figé. Et lui-même ne comprenait pas très bien ce qui l'avait amené jusqu'ici.

Juste au moment où l'ange allait se décider à partir, le mannequin s'approcha. Un pas en arrière, et Iris s'arrêta à nouveau, alors que son cœur s'emballait. Jarod avait beau s'approcher de lui pour le jeter dehors, ça n'avait aucune importance. Il s'approchait, il était près, et plus il se rapprochait, plus ce sentiment étrange le prenait aux tripes. Ça ne ressemblait à rien, sauf peut-être à ce qu'il avait ressenti la dernière fois, l'orgasme en moins. Loin de détourner le regard pour se détacher de cette sensation, l'ange fixa ses yeux droit dans ceux de Jarod, incapable de s'en détacher, hypnotisé par sa vision. Encore une fois, il devait avoir l'air d'un grand malade. Peut-être en était-il. Avoir Jarod tout près de lui, après l'avoir poursuivi tant de temps, c'était comme avoir une drogue agitée sous le nez, quand on est accroc. Quelque chose à laquelle il est presque impossible de résister. Là, c'était pire, il ne le comprenait pas. A nouveau, ses ailes voulaient se manifester, mais rien n'était clair dans sa tête. Ni ses raisons, ni ses envies, ni ses obsessions.

« Rha, meeeeerde. »

Jarod le sortit de son état second en lui indiquant la sortie, et Iris cligna des yeux deux fois. A nouveau, l'ange se sentit déboussolé, étranger de lui-même, incapable de raisonner. Il ne voulait pas partir maintenant, alors qu'il avait enfin trouvé comment apaiser cette sensation douloureuse. Et pourtant, rempli de honte à l'idée de ce qu'il venait de faire, il n'avait qu'une envie, celle de déguerpir. Seulement il ne voulait pas retrouver cette sensation à nouveau, pas attendre en vain et penser à Jarod jour et nuit sans se l'expliquer.

« Oui, c'est clair oui, j'reviendrais plus. »

Lança-t-il en inspirant un grand coup après avoir fermé les yeux quelques secondes pour tout remettre en place. A contrecœur, il fit demi-tour, et s'avança vers le chemin de la sortie, qu'il connaissait bien, et s'expulsa de lui-même avant d'être sorti de l'appartement de force. Cette fois, c'est d'un pas lent qu'il se traîna vers la sortie, rongé par un gros sentiment d'échec. Il s'était donné une deuxième chance, et il l'avait ratée de lui-même. Peut-être que dans d'autres circonstances, il aurait pu revoir Jarod simplement, et qu'à deux ils auraient pu comprendre ce qui les liaient. Peut-être qu'ils auraient pu simplement se revoir pour aller boire un café. Mais si chance il y avait, elle venait d'être gaspillée pour une obsession qui ne pouvait plus attendre, et qui déjà se refaisait sentir. Échec cuisant.

Sa promesse, il la tiendrait sans doute. Il ne reviendrait pas de sitôt, il n'avait rien de bon à y trouver. Pourtant, l'ange ne put s'empêcher de glisser une carte de visite dans la boite aux lettres de Jarod, sans même réfléchir à ce que ce dernier pourrait en faire. Peut-être le dénoncerait-il, peut-être jetterait-il simplement la carte sans même la regarder. Mais le plus important au moment présent, c'était de faire survivre l'espoir anéanti par cette entrevue désastreuse.
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Jarod Raleigh



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MessageSujet: Re: Tu ne devais faire que passer    Lun 14 Mar - 1:40

La situation pouvait apparaître comme ridicule, et pas seulement en raison de la nudité de Jarod. Seulement, à voir les choses comme ça, de l'extérieur, Iris ressemblait à un jeune garçon pratiquement perdu de faire face à son premier amour. Pourtant, il devait bien avoir quelques centimètres de plus que le mannequin, sans parler de sa carrure tout en force alors que l'Américain était tout en minceur. C'était David qui faisait reculer Goliath en quelque sorte.
Au moins Iris n'insista pas et prit les paroles venimeuses de Jarod en pleine tête sans chercher à les éviter ou à défendre sa cause. Il prit l'engagement de ne plus revenir, ce qui ne calma pas pour autant la fureur du mannequin.

Celui-ci le suivit et dans le couloir, un colocataire plutôt ahuri, attiré par les cris, vit passé incrédule le gardien et son coloc', nu, qui d'un signe lui demanda de retourner dans sa chambre. Les choses s'arrangeaient d'elle-même et Iris partait sans faire d'autre scandale. À peine le gardien eut-il passé le cadre de la porte qu'il put l'entendre claquer violemment derrière lui : Jarod l'avait accompagné jusque là puis avait exprimé sa colère en fermant la porte de toutes ses forces, avant de tourner les verrous.
Remontant dans sa chambre, la porte de celle-ci claqua aussi et le mannequin ne lança toujours pas un regard au pauvre Japonais qui avait été pris dans un événement qui ne le concernait pas au beau milieu d'un acte qui devait, à lui et à l'Américain, permettre de se détendre à tout point de vue. À présent, il régnait dans la pièce une ambiance lourde et de Jarod émanait pratiquement des éclairs.

Il se porta à la fenêtre et regarda dans les rues, cherchant du regard le gardien pour s'assurer que ce dernier prenait bien la route qui l'éloignerait le plus loin d'ici pour ne jamais revenir ! Il vit la silhouette s'éloigner piteusement mais n'en conçut aucune pointe au coeur, aucun remord, aucune empathie de voir Iris partir comme un chien battu.
C'était ça, l'amour ? Une raison de plus pour ne jamais y céder. Ce n'était toutefois pas le premier qui lui collait aux basques. Il espérait bien cependant qu'Iris avait compris et qu'il ne le verrait plus jamais roder autour de chez lui.

« Fuckin' freak ! » lâcha-t-il d'un ton qui portait toujours une sourde rage.

Finalement, Jarod reporta son attention sur Toshi qui se cachait comme il pouvait avec la couette. Dire qu'il devrait être en train de le baiser, là, tout de suite, si seulement l'autre con était pas arrivé.

Enfin, il était parti, et avec lui, la colère commençait aussi à s'en aller lentement. Le mannequin retrouva un certain calme même si on pouvait toujours sentir chez lui une certaine tension qui avait dû détruire toute forme de douceur pour ce soir.
La fraicheur commença à le gêner et il remonta sur le lit, tapota les oreillers, et tira d'autorité la couette pour s'abriter dessous, s'allongeant sur le dos.

« J'suis désolé. Un connard avec qui j'ai couché une fois et qui doit être amoureux. J'espère que tu me feras pas ce coup-là toi non plus ! »

Jarod n'avait rien contre Toshi et sans doute n'était-il nullement fâché contre lui, mais la tension qu'il ressentait encore faisait que ses mots étaient dits d'un ton froid et cassant.
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Tu ne devais faire que passer

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